Le journal

Conflit de conviction
De
Antoine Beauquier
Durée : 1h30
Mise en scène
Anne Bouvier
Avec
Bruno Putzulu, Bruno Debrandt, Bernard Malaka, Carolina Jurczak, Olivier Claverie
Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Théâtre de Paris
15, rue Blanche
75009
Paris
01.86.47.72.49
Jusqu’au 30 avril 2025. Du mercredi au samedi à 20H30. Samedi à 17H – Dimanche à 15H30

Thème

  • Edmond, directeur du Journal, un média d’investigation, s’apprête à publier des révélations sur Jacques Flamme, un ministre aux ambitions dévorantes. Mais voilà que sa fille est arrêtée pour trafic de drogue à Jakarta ! Or seul le ministre peut intervenir pour extraire la jeune femme des geôles indonésiennes. 

  • Que faire alors ? Renoncer à la publication de l’article pour sauver sa fille et préserver ainsi le soutien qu’il attend de l’Etat pour rapatrier sa fille, ou aller au bout de ses convictions ?

Points forts

  • Une intrigue sans faille sur le thème des relations troubles de la presse et de la politique, qui n’est pas nouveau, mais Antoine Beauquier signe ici une histoire remarquable, avec des rebondissements dignes du meilleur des polars. La pièce nous propose une construction classique – ça fait du bien - et terriblement efficace. 

  • L’écriture en est cynique et réaliste, sans manichéisme. Féroce et jubilatoire, elle cisèle ses portraits et nous offre des dialogues incisifs et percutants.. 

  • Dans la mise en scène et la direction d’acteurs d’Anne Bouvier, il y a toute la malice et la perversité d’un jeu du chat et de la souris dans lequel la duplicité et le renversement des certitudes se font et se défont à un rythme soutenu. 

  • Des portraits humains touchants et réalistes : chaque personnage est campé dans un archétype bien défini, mais l’auteur déjoue ces caractères en instillant avec force une humanité bousculée, une morale mise à l’épreuve.

  • En effet, ce qui fait la force de cette pièce, outre sa thématique, c’est le jeu remarquable de tous ses interprètes. L’humanité blessée, l’émotion ordinaire, la maîtrise de l’image pour certains, la maladresse des corps percutés par la vie pour d’autres, nous atteignent directement. Engagement, force de conviction, viennent bousculer l’amitié fraternelle, la famille et le sens des valeurs et des priorités qui fondent l’humain, mais qui à fort à faire à lutter avec le rouleau compresseur d’un monde politique sans foi ni loi.  C’est ainsi que : 

    • la force de l’émotion et la fragilité d’un père sont magnifiquement rendues par Bruno Putzulu, percuté par des événements qu’il ne maîtrise plus, emporté dans une tourmente qui le dépasse ; 

    • Bruno Debrandt se montre remarquable de générosité dans le rôle complexe de cet ami lucide, matois, mais fidèle ;

    • Bernard Malaka est éblouissant de rouerie et de panache en politique déterminé, sans scrupule aucun ; 

    • Olivier Claverie nous régale de ses compromissions, et Carolina Jurczak apporte la touche indispensable, qui ramène l’amour filial au centre d’un jeu de sacrifices dont elle est l’enjeu.

Quelques réserves

Aucune.

Encore un mot...

  • C’est brillant, c’est captivant, c’est drôle, c’est intelligent, c’est humain, c’est un pari réussi. • C’est une excellente soirée, dont il ne faut surtout pas vous priver.

Une phrase

  • Edmond : « Monsieur le ministre, ma fille risque sa vie
    Jacques Flamme : J’en ai parfaitement conscience, mais l’exercice est délicat. »

L'auteur

  • Antoine Beauquier est avocat. Depuis plus de vingt ans, il fréquente les mondes de la politique et de la presse. Il a côtoyé  l’âme humaine dans toute sa complexité. Il voue une passion à l’écriture et a écrit un roman policier Pavillon 7

  • Cette pièce est la première qu’il écrit.

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Toujours à l'affiche