Avoir également a cinéma cette semaine

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3/5

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  •  L’Attachement de Carine Tardieu - Avec Pio Marmaï, Valéria Bruni-Tedeschi, Vimala Pons, Raphaël Quenard…

Sandra (Valéria Bruni-Tedeschi), libraire farouchement indépendante, se lie d’amitié, à la suite d’un drame, avec son voisin de palier, Alex (Pio Marmaï). Cette quinquagénaire va peu à peu s’attacher à ce dernier et à ses deux enfants…

 Il y a un charme évident dans le cinéma de Carine Tardieu (Ôtez-moi dun douteLes Jeunes amants…). Son nouveau film, L’Attachement, n’échappe pas à la règle. Derrière son apparente simplicité, ce long-métrage délicat demeure assez bouleversant à bien des moments. Émouvant sans jamais tomber dans la sensiblerie, cette belle histoire d’amitié offre l’un de ses plus beaux rôles à Valeria Bruni-Tedeschi. De quoi la placer (déjà) en favorite pour le César de la meilleure actrice en 2026 ? Affaire à suivre…

 Recommandation : 4 coeurs

Antoine Le Fur

 

Dis-moi juste que tu m’aimes d’Anne Le Ny - Avec Omar Sy, Elodie Bouchez, José Garcia, Vanessa Paradis…

Après quinze années de mariage, Marie (Elodie Bouchez) est toujours autant amoureuse de Julien, son mari (Omar Sy), qui est aussi le père de leurs deux filles.  Mais quand réapparait Anaëlle, le premier amour de Julien (Vanessa Paradis), Marie perd les pédales, à un point tel que sans s’en rendre compte, elle va se laisser manipuler par son nouveau supérieur hiérarchique (José Garcia), un drôle de coco celui-là, dont elle va devenir la maîtresse. Un piège infernal va se refermer sur elle…

Depuis la quinzaine d’années qu’elle réalise, on guette les films d’Anne Le Ny, car c’est une réalisatrice qui explore les relations humaines en général avec une grande justesse et beaucoup d’humanité et de perspicacité. On s’est donc précipité sur son dernier opus, et une fois encore on n’a pas été déçu. Dis-moi juste que tu m’aimes est un thriller captivant et poignant sur l’emprise, la manipulation et la jalousie. Avec, en prime, une Elodie Bouchez très touchante dans son rôle de femme aimante et perdue. 

Recommandation : 3 coeurs

Dominique Poncet

 

  • Young Hearts d’Anthony Schatteman - Avec Loi Goossens, Marius De Saeger, Emilie De Roo…

Elias, 14 ans, fils d’un chanteur de romances populaire, vit dans un petit village des Flandres. Lorsque Alexander emménage en face de chez lui, Elias, à qui les filles commencent à faire les yeux doux, s’aperçoit à sa grande stupéfaction qu’il est en train de tomber amoureux de son nouveau voisin, qui est du même âge que lui et a les mêmes pulsions. Comment vivre et assumer un sentiment homosexuel naissant quand on est pré-adolescent?

Evidemment, face à un scénario pareil, il est impossible de ne pas penser à Close de Lukas Dhont. Et pourtant si les deux films signés par deux réalisateurs belges amis dans la vie, évoquent la naissance de l’homosexualité chez les garçons, ils ne se ressemblent pas. Le premier, dramatique, traitait de la difficulté à accepter son homosexualité dans un milieu plutôt hostile. Le second, très solaire, s’axe sur la relation de deux garçons qui cherchent à assumer la leur, mais dans un milieu compréhensif et aimant. Les films qui parlent de l’homosexualité chez les adolescents avec justesse et humanité, sans aucune mièvrerie et ni aucun militantisme ne courent pas les écrans. Une bonne raison pour ne pas rater ce film ouvert, passionnant, lumineux et formidablement dirigé.

Recommandation : 4 coeurs

Dominique Poncet

 

  • It’s okay de Kim Hye-young - Avec Lee Re, Jin Seo-Yeon, Chung Su-Bin…

In-young (Lee Re) est élève dans une prestigieuse école de danse. Le jour où sa mère décède soudainement dans un accident de voiture, son monde s’écroule. Désormais orpheline et menacée d’être expulsée de son établissement, elle tente de maintenir le cap, aidée notamment par l’une de ses professeurs, l’énigmatique Seol-ah (Jin Seo-yeon)…

Premier long-métrage de la réalisatrice sud-coréenne Kim Hye-young, Its Okay ! est un film assez séduisant et qui mérite une certaine indulgence malgré ses défauts. Naïf et maladroit à plusieurs reprises, il se révèle toutefois intéressant dans sa manière d’aborder des sujets tels que le deuil ou la précarité. En prime, la cinéaste réussit à dessiner de jolis personnages féminins, entre force et fragilité. Une belle découverte.

 Recommandation : 3  coeurs

Antoine Le Fur

 

La Fabrique du mensonge de Joachim A. Lang - Avec Robert Stadlober, Fritz Karl, Franziska Weisz…

A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, Joseph Goebbels, père de famille nombreuse marié à une femme qu’il trompe allègrement, est devenu l’homme de confiance d’Hitler. Nommé ministre de la propagande, ce serviteur zélé du régime nazi, convaincu que la domination du Reich passe par des méthodes de manipulation, s’emploie à contrôler les médias et à électriser les foules, souvent au prix des pires mensonges…

Sur tous les long métrages qui ont abordé le nazisme, rares sont ceux qui ont essayé de décortiquer son système de l’intérieur. C’est pourtant le pari (réussi) de ce film qui, entre fiction (tournée en couleurs) et images d’archives (montrées en noir et blanc) dévoile avec une précision  chirurgicale comment Goebbels réussit à faire accepter par des millions de gens une idéologie aussi monstrueuse que fanatique. Édifiant.

Recommandation :  3 cœurs

Dominique Poncet

 

  • Les fils qui se touchent de Nicolas Burlaud - Documentaire

À cinquante ans, le cinéaste Nicolas Burlaud se retrouve soudainement frappé d’épilepsie foudroyante. Un trouble consécutif au dysfonctionnement de son hippocampe, l’organe qui façonne les souvenirs. Pour lui, cela représente l’occasion de revenir sur la mémoire collective et alternative qu’il fabrique avec ses acolytes depuis vingt-cinq ans au sein d’une télévision de rue…

Voici un documentaire tout à fait singulier. Commençant avec une histoire personnelle, en l’occurrence celle du réalisateur Nicolas Burlaud, le film glisse progressivement vers celle, plus large, qui touche une large partie des Marseillais. Car c’est à Marseille que le cinéaste a fait l’essentiel de sa carrière, au sein de la télévision locale Primitivi. Expérimental et abstrait, Les Fils qui se touchent peut parfois déconcerter le spectateur. Il n’en reste pas moins un documentaire assez touchant sur la puissance de la mémoire et des souvenirs.

 Recommandation : 3 coeurs

Antoine Le Fur

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